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Le 12 mars dernier, la Banque du Canada (BdC) a tenu sa deuxième réunion sur le taux directeur pour 2025. Depuis juin, la banque centrale avait annoncé six baisses de taux consécutives, dont la dernière remontait au 29 janvier. Dans ce contexte, la question était de savoir si la BdC poursuivrait son assouplissement alors que les données économiques étaient solides et que l’inflation de base était en hausse. Maintenant que nous avons la réponse, force est de constater qu’un motif de préoccupation l’a emporté sur tout le reste.

La BdC abaisse son taux directeur à 2,75 %.

En préparation pour la réunion, les analystes n’étaient pas certains que la BdC annoncerait une baisse de taux, mais c’est chose faite. La banque centrale a pris sa décision malgré des preuves concrètes pouvant justifier une pause temporaire.

Parmi ces preuves, il y a le remarquable rapport sur l’emploi de janvier, qui soulignait la vigueur du marché du travail au Canada. Ainsi, l’économie a créé 76 000 emplois, et le taux de chômage est tombé à 6,6 %, ce qui était inférieur à la prévision générale de 6,8 %. Pour février, les données sur l’emploi ont été décevantes : l’économie n’a créé que 1 100 emplois, alors que les économistes interrogés par Reuters s’attendaient à 20 000. Cela n’a pas empêché le taux de chômage de rester à 6,6 %.

Parallèlement, l’indice des prix à la consommation (IPC) de base a augmenté pour atteindre 2,1 % en janvier, alors que la prévision médiane était de 1,7 %. Conformément à la prévision générale, l’IPC global s’est établi à 1,9 %, notamment en raison du congé de TPS/TVH du gouvernement fédéral, qui a diminué entre autres les factures de repas au restaurant et d’alcool dans les magasins. Sans cet allégement fiscal temporaire, l’indice global aurait probablement dépassé la prévision générale.

En outre, les pour décembre 2024 faisaient état d’une croissance mensuelle de 1,6 %, alors que la prévision générale était de 0,2 %. C’est le rythme d’augmentation mensuelle le plus rapide en deux ans. Selon les chiffres définitifs publiés le 21 février, l’augmentation n’est plus de 1,6 %, mais bien de 2,5 %, ce qui représente la plus forte hausse des ventes au détail depuis mai 2022.

Malgré des données importantes qui penchaient en faveur d’un maintien du taux directeur, la Banque du Canada s’est appuyée sur d’autres facteurs pour justifier sa décision de baisser le taux.

Par exemple, les résultats troublants du Baromètre des affaires de la FCEI et de l’indice Ivey des directeurs d’achat étaient loin derrière les prévisions générales. L’indice Ivey s’est établi à 47,1 contre une prévision générale de 54,1, atteignant ainsi un creux datant de décembre 2020, au plus profond de la crise de la COVID-19. Considérés comme des indicateurs économiques avancés, les deux indices témoignent d’une baisse potentielle des dépenses de consommation et des investissements des entreprises dans les mois à venir.

En outre, la menace tarifaire persistante continue de peser sur le climat des affaires au pays. D’une part, le Canada semble avoir évité un scénario catastrophe impliquant des droits de douane de 25 % sur la plupart de ses exportations en mars. D’autre part, la menace persiste et continue d’effacer les bienfaits des dernières baisses de taux de la BdC sur les dépenses des consommateurs et des entreprises.

Compte tenu de ces craintes non résolues, la BdC a pris les devants en matière de réductions de taux.

Le plus grand facteur économique : les droits de douane

Dans son communiqué annonçant une baisse de taux à 3,00 % en janvier, la Banque du Canada a invoqué les « droits de douane » à six reprises. Plus précisément, la banque centrale a affirmé que « si des droits de douane élevés et généralisés devaient être imposés, la résilience de l’économie canadienne serait mise à l’épreuve ». Elle a ajouté qu’elle suivrait de près l’évolution de la situation et évaluerait ses effets sur « l’activité économique, l’inflation et la politique monétaire au Canada ».

La même dynamique est en train de s’opérer, puisque la BdC affirme que les droits de douane ont lourdement pesé sur la balance. Autant les baisses de taux peuvent avoir des bienfaits, autant leur influence totale est minée par les décisions de remettre les dépenses d’investissement à plus tard, notamment dans le secteur manufacturier. En réduisant son taux directeur aujourd’hui, la BdC prend l’initiative de s’attaquer à une menace imminente et de stimuler la croissance économique en faisant baisser les taux d’emprunt.

Moyenne des prévisions de taux directeur
Banque T1 2025 (%) T4 2025 (%)
BMO 3 2,5
CIBC 2,75 2,25
Banque Nationale 2,75 2,25
RBC 2,75 2
Banque Scotia 3 3
TD 3 2,25

* En supposant qu’il n’y a pas de droits de douane

Pour le premier trimestre de 2025, le nouveau taux directeur de 2,75 % est conforme aux prévisions de trois grandes banques canadiennes sur six. Les prévisions générales tablent sur un taux directeur mixte moyen de 2,375 % à la fin de l’année 2025, ce qui voudrait dire que le cycle de réduction des taux de la BdC tirerait à sa fin. Ces prévisions supposent qu’il n’y aura pas de droits de douane généralisés, ce qui est encore incertain. Si les droits de douane transfrontaliers augmentaient de façon substantielle, le taux directeur pourrait tomber à 1,5 % ou peut-être moins.

Entre-temps, Skyline maintient son hypothèse de base, selon laquelle les risques tarifaires découlent principalement de la volonté de l’administration américaine de mettre en œuvre ses politiques intérieures. Si cette hypothèse se confirmait, nous serions en phase avec les grandes banques canadiennes, qui s’attendent à ce que le taux directeur ne tombe pas en dessous de 2 %. Cela voudrait dire que le cycle de réduction des taux, que la BdC a entamé en juin dernier, tirerait à sa fin.

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*au 30 septembre 2024

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